acetate zero
"somehow about perfection"
Pas surprenant qu'un des membres d'Acetate Zero ait tenu le tristement défunt magasin Festen à Paris : la minuscule boutique partageait avec ce webzine beaucoup de disques en commun et une indéniable passion pour toutes les actualités sous-terraines. Le genre d'endroit où l'on pouvait passer des heures, même après avoir arpenté tous les bacs...

Acetate Zero (qui de son côté survit, heureusement), est finalement à l'image de ce qu'était le magasin : petit, peu connu et totalement indépendant. Voilà donc un groupe idéal pour quiconque voulant éviter les enceintes de grande distribution (de soupe). Cet EP n'apportera pas grand chose de neuf aux initiés, mais il rappelle très bien pourquoi on était tombé amoureux de leur superbe Softcore Paradise : des guitares savantes (ces gens là ne sont pas fans de Bedhead pour rien) mêlées à des boucles électroniques qui ont la riche idée de ne pas tirer la couette à elles toutes seules. Le mélange qui en résulte est parfois évasif (Surf Green, ou comment avoir l'impression que le morceau naît sous nos oreilles), parfois plus acéré (impeccable Agota Kristof placé en ouverture).

Il arrive même que les deux facettes du groupe cohabitent sur un même titre. La guitare triturée de Late Night Session qui vient tirer le morceau de sa torpeur en surprendra plus d'un ! On regretterait presque qu'elle ne s'aventure pas plus longtemps... Granite Rail trouve lui plus de problèmes à faire la part des choses et il est parfois dur de ne pas se demander où diable donc ce morceau essaye de nous entrainer...

Qu'à cela ne tienne, Acetate Zero démontre une nouvelle fois toute sa valeur et son statut de groupe à part dans la scène française, n'attendez pas qu'ils ferment boutique pour vous en soucier...

reviewed by: millefeuille (fr)

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Dans le genre anti "star system", Acetate Zero est un peu notre Don Quichotte national. Rien à faire des hypes qui s'oublient en tirant la chasse d'eau, des postures calculées de rock "stars" adoptées elles-mêmes par les gens branchés des labels et médias avant tout en mal de reconnaissance, Acetate Zero poursuit depuis 1997 à enregistrer ses morceaux avec peu de moyens et beaucoup de sincérité. Cette fois-ci les 5 membres du groupe ont trouvé refuge chez Claire's Echo, qui sort ces 4 titres en 12". Après la parution de l'album Crestfallen en 2004, ces compositions enregistrées par le groupe lui-même sonnent plus expérimentales et minimalistes. Pourtant Somehow About Perfection contient encore une nouvelle perle spleenétique : Agota Kristof devrait ravir en 6 minutes et 30 secondes tout fan de slow-core désespéré, une sorte de version noisy de Codeine. Imparable.

reviewed by: autres directions (fr)

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Jolie promotion pour nos parisiens d’Acetate Zero qui publient ce 12’’ quatre titres chez le très select label de Sacramento Claire Echo. Chez cette subdivision de Claire Records, chaque rondelle est pressée en quantité extra limitée (300 exemplaires) et devient instantanément une pièce de collection. Exclusivement constitué de nouvelles compositions enregistrées dans la foulée du très recommandé Crestfallen (2005), Somehow About Perfection ne fait pas office de single avec remplissage. Leur rock organique est toujours extrêmement dense, tel ce “Agota Kristof”, fantastique sonde post-rock qui s’enfonce peu à peu dans le bruit blanc. Le silence assourdissant de l’espace doit certainement ressembler à ça. Le bruit s’atténue par la suite, avec une guitare sèche mélo et une présence féminine, encombrée de sons parasites (“Surf Green””). Brillant dans cet exercice, Acetate Zero fait un clin d’œil à un autre trublion bien de chez nous, Davide Balula.

“Late Night Session” vire ensuite sur un bad trip acid folk déjà esquissé sur “Ode To Admittance”, entre « poussière et carillon » (Dust ans Chime). Enfin, le feedback synthétique de "Granite Rail", confectionné avec une boîte à rythme de fortune est un peu déroutant, quoique rigolo. Ce quatre titres démontre une variété de langages et une suite dans les idées toujours surprenantes. Ce groupe s’autorise décidément tout et pourrait composer un morceau post rock avec seulement un youkoulélé, on y verrait que du feu. Acetate Zero peut s’identifier sans mal avec l’écrivaine Agota Kristof : une forte identité, peu académique et un talent insolent.

reviewed by: pinkusion (fr)

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Claire' S Echo is a new project of the label Clairecords, principal spearhead of mobility shoegazer of this last decade, which the goal is to leave the discs collectors in limited edition of groups which hold them with heart.

Which best choice than Acetate Zero to begin this series, one of the most crucial and discrete formations of this mobility during this last decade, which did not cease since its creation producing with a discretion which has equal only their talent a handle of discs humble and brilliant defining a particular esthetics which if it owes a proud candle with the scene of Bristol-board (Planet Records & Co: Movietone, Flying Saucer Attack, Third Eye Foundation/Matt Elliott, Light, Amp, Crescent...) or of Leeds (Hood, Blade Saints), knew to earlier find its own way solitary in a half-opened way a few years in France by groups such ignored like the Others or Dye with carmine.

The idea behind Claire' S Echo is to divide objects of a beauty refined, pleasant with the sight and hearing, and as one will see it, Acetate Zero places from the start the bar very high and Destroyalldreamers, Mahogany or Giardini Di Miro inter alia, had a presentiment of for the continuation, will have only with good to be held after it without fault introductory.

With the first piece, "Agota Kristof", Acetate Zero revitalize all the admiration which I could carry to them and the door higher still. One really touches with a kind of stylistic and emotional perfection, with a fusion of the two approaches. Simple instrumental planing but conveying a poignant melancholy, pains sharp but a glance which escapes already towards the horizon, seeks to cross others of them to see itself there in reflection, to divide one felt particularly intense and introverted. Inevitably there is this feeling of unperceivable and unattainable, clean with certain pieces of Hood, Mogwai or at the beginnings of Leaf Album here, a extatic pinch of slowcore in Codeine/Bedhead/Seam, planing and distorted tablecloths, of the lines of tended guitars and melancholic persons, a battery right what it is necessary of propelling to put to us moving, a side on the sharp one like silently admiring the sea of a chalk cliff, cold wind whistling in our ears, with the feeling to be able to fly away like a bird of sea. Immense.

Some by between freer and more subtle Mum and luminous and spring Movietone, "Green Surfing" subjugates completely by its grace and its timid brittleness and melancholic person, acoutisque guitar which seem to be discovered in the moments, sound effects moving and shivering with their always broken character but with flower of skin, and especially this whispering female-intonated voice which again makes us capsize.

Travel psych acid folk to the rural consonances and almost medieval in The Iditarod, if it were not this electric guitar in Roy Montgomery in the second part, with "Late Night Session" where Acetate Zero is just a little too careful to mark clearly. The French then finish this ep with a "Granite Rail" instrumental and victorious, post-rock'n'roll planing, atmospheric and retro-futuristic like the takeoff of a supersonic Harmony to therefore overlap the jets streams from one side to another of planet, while the pilot lets himself invade of a sentimental melancholy.

Fantastic and essential.

reviewed by: derives (fr)